CHAPITRE 1
UN NOUVEAU DEPART
En cette journée du 21 juin, le soleil innonde la capitale de ses rayons. Un ciel bleu à perte de vue, aucunes perturbations n'est à prévoir pour les prochains jours. Enfin l'été se fait sentir, les vacances approchent à grands pas, et pour une fois nous aurons droit à un été digne de ce...
J'éteignais la radio, qui était censée me réveiller à 6h pile mais je n'en avait pas eu besoin, j'étais déjà réveillée depuis une bonne demie-heure. Je crois que jamais je ne m'étais réveillé d'aussi bonne humeur.
Je restais là, étendue sur mon lit, perdue dans mes pensées quand mon réveil se remit à sonner. Je regardais l'heure, 6h07. Bien que je ne partais qu'a 14h, que toutes mes affaires étaient pratiquement prêtes, j'avais tenu à me réveiller de bonne heure de peur de faire des oublis.
Je décidais d'aller déjeuner avant de prendre une douche de peur de réveiller mes parents. Cependant en entrant dans la cuisine, je constatais que ma mère était déjà levée.
Maman : Bonjour !
Moi : Bonjour, t'es déjà levée !
Maman : C'est aujourd'hui le grand départ, j'allais pas rester au lit toute la matinée.
Moi : T'aurais pu dormir encore un peu, faut pas t'inquiéter pour moi.
Maman : J'avais simplement envie de profiter du peu de temps qu'il nous reste ensemble avant ton départ !
Ces derniers mots me firent de la peine. J'avais l'impression d'abandonner mes parents [ bien que j'aurais 18 ans en juillet ].
Je pris ma mère dans mes bras, je commençais enfin à me rendre compte que j'allais les quitter. Je n'y avais pas vraiment pensé avant.
Je sentis les larmes monter, c'est pourquoi je lâchais ma mère. Je ne voulais pas qu'elle me voit pleurer, dès le matin.
Après avoir déjeuné, m'être toilettée et avoir dit bonjour à mon père qui s'était levé de bonne heure rien que pour moi, je laissais un texto à Camille pour lui demander où elle en était.
Je ne reçu pas de réponse, elle devait peut-être encore dormir.
Je vérifiais mes valises pour la 3è fois consécutive, j'avais à chaques fois l'impression d'oublier quelque chose. J'abandonnai l'idée de faire une 4è vérification et m'étalais sur mon lit.
Ma chambre était quasiment vide, il n'y avait que mon lit et une table de chevet. Tous mes autres meubles étaient partis dans notre futur chez-nous. N'ayant pas les moyens d'en acheter de nouveaux pour le moment, j'avait exporté ceux d'ici. J'avais vraiment hâte d'arriver chez nous. On est vraiment bien tombées, on a profité d'une promotion exceptionnelle pour acquérir une petite maison de ville dans un quartier de Hamburg. Les parents de Camille ainsi que les miens nous ont bien aidé financièrement. On ne pouvait pas rater cette occasion, la maison est vraiment bien située, le quartier est un peu en retrait de la zone urbaine et on y sent tout de suite l'atmosphère chaleureuse qui émane des maisons voisines. Camille et moi avions décidé de prendre un tournant dans notre vie, les études ne nous plaisant pas ici, on avait toutes deux entendu parlé d'écoles réputées à Hamburg. Au début ça n'était qu'un rêve, mais nous avons commencé à nous y interresser sérieusement, aussi nous avons fait des recherches sur Internet sur ces écoles, nous avons étudié les brochures et les différentes critiques sur des forums, la plupart étant positives. Nous voilà quelques mois plus tard, prêtes à changer de vie, prêtes à quitter nos proches, prêtes à quitter la France pour l'Allemagne. On réalise notre rêve d'ado, celui qu'on a tant convoité depuis nos 16 ans.
Je sursautais en entendant mon téléphone sonner.
Moi : Oui ?
?? : C'est Camille !
Moi : Aaah Camiiiille c'est aujourd'hui !!
Camille : Ouii, j'arrive pas à y croire ! Je viens de voir ton message, pour moi tout est OK, je crois que je vais aller dormir un peu, vu que j'ai rien à faire.
Moi : OK je te laisse te reposer ! A tout à l'heure !
Camille : A tout à l'heure keupine !
Je regardais l'heure ; 7h30. Je n'avais rien à faire non plus, je pouvais donc me reposer mais je sais que je ne dormirais pas ; j'étais bien trop excitée pour ça. Je décidais donc d'aller sur MSN, faire les derniers adieux.
A l'instant même où je me connectais, Laurine me sautais dessus, suivie par Dolores et d'autres amis. Qu'est-ce que je suis aimée !! [ xD ]
Laurine : C'est aujourd'hui...
Moi : Et ouais !
Laurine : Tu vas me manquer.
Moi : Je sais... !!
Laurine : Tu rigoles alors que tu vas nous quitter.
Moi : Je pars dans le pays à côté, c'est pas comme-ci on allait plus jamais se revoir ! Faut relativiser.
Laurine : Ouais je sais, mais t'es la seule sur qui je peux vraiment compter, et tu t'en vas en Allemagne.
Moi : Tu pourras toujours compter sur moi, même en étant pas dans le même pays. Tu devrais être contente pour moi, je réalise mon rêve, je suis enfin heureuse.
Laurine : Je suis heureuse pour toi, mais comprends que c'est pas facile pour moi.
Moi : On en a déjà discuté, j'essairais de venir en France chaques vacances et tu pourras venir dès que tu veux.
Au même moment.
Dolores : T'es obligée de partir ?
Moi : Ouais...
Dolores : Bon... j'voulais te dire que tu seras toujours dans mon coeur, j'ai passé de trop bons moments avec toi et j'voulais te remercier pour tout. Pour avoir été une amie extra.
Moi : Ca me touche mais on va se revoir tu sais !
Dolores : J'y crois pas trop. Tu vas avoir ta vie en Allemagne, avec ta copine. La France et tout ce qu'il s'y rapporte tu vas vite l'oublier.
Moi : Comment tu peux croire ça ?! La France reste mon pays, et tout ce qu'il s'y rapporte ne deviendra pas un souvenir. Je reviendrais régulièrement et je compte bien te revoir aussi souvent que je le pourrais.
Dolores : Je te fais confiance. J'veux juste que tu saches que moi j't'oublierais jamais et que j'attendrais ton retour.
Je sentais les larmes m'envahir de nouveau, je n'avais pas voulu y songer avant, mais aujourd'hui je réalise que ma famille et mes amis vont terriblement me manquer. Je ne pouvais plus répondre à personne, mes doigts cherchaient les lettres sur le clavier, mais j'étais incapable d'aligner deux mots. Laurine et Dolores s'impatientaient, alors je fis un effort et leur expliqua que je préfèrais couper court et leur dire aurevoir tout de suite, que les "adieux" étaient trop douloureux.
J'éteignais l'ordinateur, je me sentais coupable d'avoir été aussi brève. Mais j'avais l'impression de les abandonner eux aussi. Je prend toujours les choses trop à coeur.
Je décidais d'aller voir mes parents, qui étaient resté dans le salon.
Papa : Alors, prête ?
Moi : Oui... presque.
Maman : Bah alors, t'as perdu ton enthousiasme ?
Moi : Je viens de dire aurevoir à Laurine et d'autres amis...
Maman : Ah... t'en fais pas tu les reverra.
Moi : C'est c'que j'me dis.
Je passais le reste de la matinée avec mes parents, ont discutait de l'export de mes derniers meubles, de l'argent qu'ils pourraient m'envoyer et d'autres choses diverses.
13h, j'avais retrouvé mon entrain, j'étais en route pour l'aéroport, je retrouvais Camille là-bas directement. On allait être en avance, on voulait en profiter pour acheter quelques magazines pour le voyage.
Un quart d'heure plus tard, je retrouve Camille, difficile de dire laquelle des deux est la plus enjouée ! On ne tenait plus en place, on sautillait partout, aussi nos parents nous envoyèrent acheter les magazines tellement on les stressait.
Camille et moi avions acheté au moins 8 magazines, qui parlaient presque tous de Tokio Hotel. Depuis 4 ans, nous sommes fans. Personne ne peut comprendre qui ils sont pour nous, on est les seules à se comprendre. On s'est dit qu' un jour, on leur dira combien on les aime. Ce jour là n'est pas encore arrivé mais on abandonne pas la bataille ! Il y a 4 ans de ça, c'était la folie, ils étaient quasiment inaccessibles, même si on a pu les voir lors de leurs venues en France, on a jamais pu leur parler. Aujourd'hui, le phénomène Tokio Hotel c'est calmé. De nombreuses groupies ont laché l'affaire, seules les vraies fans sont toujours présentes.
Ils sont beaucoup plus accessibles, pour le plus grand bonheur des fans ! Camille et moi allons les voir dès qu'ils viennent en France, nous avons une belle collection d'autographes et de photos ! On a pas encore pu réaliser l'un de nos rêves - leur dire qui ils sont pour nous - mais on a bien l'intention de leur dire un jour. Grâce à nos cours particulier on parle courrament l'allemand, ce qui facilite la tâche. Camille et moi partageons un vrai rêve lorsque nous les voyons que se soit en concert ou à la sortie de leur hôtel. Tokio Hotel c'est notre "Stich ins Glück"quotidienne =P
20 minutes avant le départ.Camille et moi retournons dans le hall principal, à notre grande surprise, nos baguages ne sont plus là.
Parents : On a déjà porté vos baguages aux tapis roulants, direction la soute !
Camille et moi commençions à stresser. Nous n'étions pas très rassurée en avion, nous nous apprêtions à aller vers l'inconnu, tout ça nous faisait peur maintenant. Mais hors de question de revenir en arrière. On était trop heureuse de nos futurs nouveaux modes de vie pour tout arrêter.
Il fallait monter à bord de l'avion qui allait nous mener vers [ on l'espère ] notre rêve. Les aurevoirs furent difficilent, on tenait à vivre notre vie mais d'un autre coté on ne voulait pas quitter nos parents. Ceux-ci nous poussèrent à partir, voyant qu'on avait du mal à les laisser. Camille et moi se prenions la main, puis marchions d'un pas décidé vers le couloir qui nous menerais vers l'avion. Je ne voulais pas me retourner, voir la distance qui nous séparait s'agrandir au fur et à mesure que l'on avance me serait douloureuse. Je me retournais quand même, Camille fit de même, on se forçait de leur sourire une dernière fois, on ne voulait pas qu'ils voient notre chagrin.
Nous arrivions enfin dans l'avion. Je me plaçais à côté d'un hublot, j'aimais bien voir le ciel. C'était des rangées de deux sièges. On allait pouvoir être tranquille. On avait pris un jeu de cartes, des magazines, des bouquins et autres occupations. Seulement aucunes de nous deux ne parla pendant les 15 premières minutes. Nous restions de marbre,les yeux dans le vide. Je ne sais pas à quoi Camille pensait, moi j'essayais de me changer les idées, je pensais à notre nouvelle adresse, l'Allemagne, ce pays qui me fait tant rêver. Aujourd'hui je n'y vais pas pour de simples vacances ni pour un séjour linguistique, je vais y emménager.
Camille et moi n'étions jamais allé à un concert de Tokio Hotel en Allemagne. J'ai hâte de tester ! Rien qu'au fait de penser à eux, je retrouve le sourire. Je regardais Camille, elle aussi souriait.
Moi : On pense à la même chose ?!
Camille : Je crois bien !
Moi : C'est dingue, ils nous remontent le moral dans n'importes quelles circonstances !
Camille : Quand on dit qu'ils sont notre "Stich ins Glück"...
Nous avions enfin retrouvé le sourire et la bonne humeur... ainsi que l'excitation ! Nous passions le reste du voyage à jouer aux cartes, papoter, lire nos magazines, on a même fait un troc de posters.
Nous venions de finir notre 11ème partie de carte, lorsqu'on nous signala de rattacher nos ceintures, l'aterrissage était imminent. Nous n'avions pas vu le temps passer ! On ne réalisait pas encore que nous allions attérir en Allemagne, une fois pour toute, il n'y aurait pas de retour cette fois-ci.
Après de longues minutes d'attente pour récupérer les baguages, nous prenions un taxi. Premier échange avec un allemand, 'faut noter la date et l'heure ! C'est Camille qui avait prit la parole, elle se débrouillait très bien.
Un côté positif, nous n'habitions pas très loin de l'aéroport. Un petit quart d'heure en voiture.
J'avais vraiment hâte d'arriver chez nous. J'imaginais déjà les bêtises qu'on pourrait faire Camille et moi, on pourrait s'amuser autant qu'on le voudrait, sans parents derrière nous pour rouspéter à chaques faux pas.
Nous arrivions à un rond point, le chauffeur tourna au bout de la deuxième rue, rue que je reconnus tout de suite. Une allée très large, qui permettais un passage aisé, des petites maisons de villes semblables mais pourtant toutes différentes les unes des autres. Un terrasse aménagée devant chaques propriétés, délimitée par de petites barrières en bois laqué blanc. Ca me faisait penser aux maisons qu'ont peut voir dans certains quartiers des States. Camille et moi avons eu un vrai coup de coeur, que se soit pour l'esthétique de la maison, le quartier environnant, ou encore cette atmosphère si chaleureuse qui émane des maisons voisines.
Le chauffeur nous déposa juste devant notre maison, nous réglions la course puis descendions. Baguages en main, Camille et moi franchissions ensemble le portail. Nous nous tenions là, devant la maison qui était désormais la notre. Je respirais un grand coup, fermait les yeux puis les rouvrit. La première chose que je vis, c'était la maison. L'émotion me submergea, je crois que Camille était tout aussi retournée que moi. Nous étions enfin chez nous, dans la maison qu'on a choisi, dans le pays dont on a tant rêvé.
C'était le début de notre plus grand rêve.
Je débute directement avec un grand chapitre, pas besoin de présentation de l'auteur, vous êtes pas venu pour ça =P
Sérieusement, ça vous a plu ? J'peux me lancer dans le 2è chapitre ?